Un laboratoire moderne au profit du Service national semencier

Le ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) à travers le Projet de transfert de technologies aux agriculteurs (PTTA) a procédé le mardi 12 juin 2018 à l’inauguration du laboratoire national de contrôle de qualité des semences à Tamarinier. Ce laboratoire est mis en place dans le cadre d’un projet prenant en compte tous les aspects importants. Rien n’a été négligé. Lancé en 2016 dans le cadre d'un partenariat entre la Banque interaméricaine de développement (BID) et le ministère de l’Agriculture pour le renforcement des capacités institutionnelles du pays, le projet prend en compte non seulement la construction du bâtiment et le matériel nécessaire à son fonctionnement mais également le perfectionnement des cadres.

L’ensemble du projet est financé à hauteur de deux millions de dollars. Dans le but de garantir la durabilité des investissements et assurer sa performance, souligne le coordonnateur du PTTA, Hermann Yves Augustin, le ministère a financé des études au grade de master de six cadres. « Aussi plusieurs autres techniciens issus du sous-secteur semencier ont-ils été formés aux techniques de certification des semences et d’homologation des variétés », a révélé le coordonnateur.

Le vœu des autorités à travers la mise en place de cette structure, est de permettre au Service national d’être en mesure de définir et de contrôler l’application de la législation et les normes de qualité sur le marché semencier, notamment des semences importées. L’intervention du représentant de la BID, Sébastien Gachot, était surtout centrée sur cet aspect. Ainsi, ce laboratoire doit révolutionner le sous-secteur. Pour le ministre de l’Agriculture, Jobert C. Angrand, c’est une occasion de mettre à la disposition des agriculteurs, des semences respectant les normes. Le temps de planter des grains non certifiés, soutient-il, est révolu.

Le Laboratoire national de contrôle de qualité des semences va permettre, garantit le ministre, de remplir son rôle de certificateur des semences introduites sur le marché. Cet investissement, précise M. Angrand, se fait au profit des exploitants agricoles. L’utilisation des semences de qualité ne peut avoir que des incidences positives sur le rendement agricole. « Le gouvernement auquel j’appartiens mettra tout en œuvre pour garantir de meilleures conditions de vie aux agriculteurs du pays », a affirmé M. Angrand.

L’augmentation de la productivité agricole dépend grandement de la qualité des semences. En mettant l’emphase sur les intrants, les décideurs ont, du même coup, opté pour une agriculture plus rentable pour les agriculteurs. Cette initiative permet également de garantir la sécurité alimentaire d’une partie importante de la population, notamment cette tranche vivant dans le milieu rural. L’œuvre est construite. Les attentes sont plutôt grandioses. Le représentant de la BID se dit très impatient de voir le fonctionnement du laboratoire.